Alors que la piscine Le Transat à Bihorel approche de sa démolition, la nostalgie s’installe parmi les résidents et anciens usagers de ce lieu emblématique. Fermée depuis 2016, elle se prépare à disparaître définitivement d’ici décembre 2025. Les débats autour de sa réouverture ou de sa démolition ont fait couler beaucoup d’encre, soulignant ainsi l’importance de cette piscine dans la vie locale et l’imaginaire collectif des Bihorellais.

Démolition annoncée : le contexte de la piscine Le Transat
La piscine Le Transat était bien plus qu’un simple équipement municipal. Elle représentait un véritable centre de loisirs aquatiques pour les habitants de Bihorel et des environs. Surnommée le « poumon bleu » de la ville, elle offrait diverses activités sportives et des cours de natation aux jeunes et aux adultes. Cependant, après sa fermeture en août 2016, la piscine est devenue le symbole d’un débat passionné au sein de la communauté.
Les raisons de la fermeture initiale étaient multiples, allant des problèmes de sécurité aux coûts d’entretien exorbitants. Alors que la Mairie de Bihorel avait susurré des promesses de réouverture, les répercussions de la fermeture ont engendré un fossé de mécontentement au sein des citoyens. Une pétition, qui a recueilli plus de 1 400 signatures, a été lancée pour tenter de sauver ce patrimoine local, mais en vain. Ce processus a conduit à une prise de décision sans précédent, générant des accusations de déni de démocratie. Les élus locaux, en particulier ceux du groupe politique Bihorel Aéré, ont critiqué les méthodes de gestion de cette situation.
La démolition a débuté en août 2025, avec des pelleteuses repoussant les frontières de ce qui était autrefois un centre vibrant d’activités. Le directeur général des services de Bihorel, Jean-Baptiste Leclerc, a expliqué que l’opération de démolition se déroulera par phases. Dans un premier temps, il est prévu de procéder à un démantèlement minutieux afin de garantir la sécurité des opérations. Les réseaux et équipements obsolètes seront supprimés avant d’engager les opérations conséquentes qui transformeront définitivement le site.
Un complexe aquatique au coeur des débats locaux
La disparition de la piscine Le Transat ne se limite pas à une simple question de démolition. Elle soulève des enjeux fondamentaux au sein de la communauté de Bihorel. Les citoyens ne cessent de s’interroger sur le futur de leur terrain de loisirs. Cette situation a mis en lumière la difficulté d’accéder à des complèxes aquatiques de qualité à proximité. Actuellement, la métropole de Rouen ne propose que peu d’alternatives aux résidents de Bihorel. Les communes environnantes souffrent également du manque d’infrastructures et des récentes fusions entre municipales, entraînant un afflux de nouvelles préoccupations pour la gestion de ces équipements.
Les sentiments partagés par les anciens usagers de la piscine sont palpables. Beaucoup se souviennent avec tendresse des moments passés autour des bassins, où ils ont appris à nager, fait leurs premières compétitions ou partagé des moments conviviaux entre amis. Ces souvenirs, où la piscine était décrite comme un lieu de rassemblement, sont maintenant teintés de regret. Alex, un ancien maître-nageur, a partagé son émotion sur les réseaux sociaux, évoquant les 29 années passées à Le Transat. Son témoignage illustre le lien affectif qui unit les Bihorellais à cet espace.
Les enjeux de la démolition et le future du site
La démolition de la piscine pose une question cruciale sur l’avenir du site. Que se passera-t-il sur les 5 000 mètres carrés ainsi libérés une fois la piscine Le Transat disparue ? Pour l’instant, rien n’est prévu. Le directeur général des services a confirmé que la ville de Bihorel ne sera propriétaire du terrain qu’une fois les procédures administratives finalisées et l’appel d’offres pour la démolition validé. Actuellement, chaque partie prenante, qu’il s’agisse de la Mairie de Bihorel, de Bois-Guillaume ou du syndicat de gestion SI2B, attend que toutes les procédures soient terminées avant d’envisager l’avenir.
Cette situation doit également être comprise dans un contexte plus large de développement urbain et de planification. Plusieurs propositions ont été évoquées, mais aucune n’a encore été concrétisée. Les citoyens demandent un projet qui résonne avec les besoins communautaires. Il pourrait s’agit d’un espace public, d’un parc de loisirs, ou même d’un complexe moderne qui pourrait remplacer Le Transat mais offrir un accès encore plus large aux sports aquatiques et de détente. La question reste donc : quel type d’infrastructure répondra au mieux aux besoins des Bihorellais ?
- Création de nouveaux espaces verts
- Construction d’un nouveau complexe aquatique
- Développement d’installations sportives polyvalentes
- Aménagement de zones récréatives pour les familles
Les élus locaux sont appelés à prendre des décisions éclairées qui favoriseront le bien-être et l’épanouissement des citoyens. Cette nécessité d’un engagement démocratique accru est plus que jamais ressentie dans ce contexte tourmenté.

Les réactions des citoyens : entre larmes et espoirs
La démolition de la piscine Le Transat suscite des réactions passionnées au sein de la communauté. Les Bihorellais ressentent un mélange de tristesse et d’espoir. La tristesse de voir disparaître un élément central de leur histoire locale, mais également l’espoir d’un nouveau projet qui pourrait prendre forme sur le site de l’ancienne piscine. Alors que certains voient cette étape comme une triste nécessité, d’autres évoquent un déni de voix citoyenne.
Les réseaux sociaux sont devenus un véritable reflet des émotions. Des groupes se sont mobilisés pour organiser des manifestations et des actions symboliques, encourageant les habitants à faire entendre leur voix. La pétition pour sauver la piscine a suscité un grand nombre de soutiens, notamment parmi les parents et les jeunes qui désiraient maintenir des activités sportives accessibles. Pourtant, les élus font face à une pression croissante pour justifier leur décision dans ce contexte de mécontentement.
Mobilisation et débats citoyens
La mobilisation autour de la piscine Le Transat a permis de renforcer un sentiment d’appartenance et d’engagement civic chez les Bihorellais. De nombreuses rencontres ont été tenues pour discuter de l’avenir du site, et comment la communauté pourrait tirer parti de ce changement. Les idées s’entremêlent dans ces espaces de discussion, certaines proposition exprimées incluent :
- Formation de comités citoyens pour guider les prises de décisions
- Réalisation d’enquêtes publiques pour sonder l’avis des habitants
- Collaboration avec les entreprises locales pour de futures infrastructures
Le débat autour de la piscine est devenu un enjeu politique fort, incitant les candidats aux prochaines élections municipales à prendre position. Baptiste Boulland, représentant le groupe Bihorel Aéré, rappelle l’importance d’une gouvernance transparente et participative. Ces voix citoyennes nous rappellent que le bien-être des habitants doit primer sur les considérations politiques.
Les défis de la gouvernance locale face à la perte d’une infrastructure emblématique
La disparition de la piscine Le Transat met en évidence les défis de gouvernance que rencontrent les élus locaux. Comment assurer un dialogue constructif avec les citoyens tout en gérant les contraintes budgétaires et opérationnelles ? La gestion de l’équipement n’a pas été sans conséquence pour les élus, soulignant les relations parfois tendues entre les attentes de la population et les décisions des municipalités.
La question de l’avenir d’équipements sportifs publics revient au cœur des débats, où l’accès à des infrastructures de qualité devient essentiel. Non seulement cette situation inspire des réflexions sur la modernisation des équipements, mais elle remet également en cause la capacité des élus à dialoguer objectivement avec les citoyens. À ce jour, la gestion des décisions, l’exécution des projets, et l’obligation de transparence apparaissent comme des points clés à revoir.
Propositions et pistes d’améliorations pour l’avenir
Plusieurs exemples d’initiatives pourraient être mises en place pour rassembler élus et citoyens dans un esprit de coopération :
- Création d’une plateforme d’échange entre les citoyens et la mairie
- Mesurer l’impact des politiques d’équipement sur la qualité de vie
- Encourager la co-construction de projets d’infrastructures avec les usagers
À travers la discussion constructive et l’engagement citoyen, il devient possible de transformer la déception et la perte en opportunités. En attendant, la piscine Le Transat témoigne d’un chapitre qui se ferme, mais qui a également le potentiel d’ouvrir des portes vers de nouvelles créations.

En quête d’un nouveau souffle pour Bihorel : les perspectives d’avenir
Les projets pour l’avenir de Bihorel sont désormais placés au cœur des préoccupations des citoyens. L’aspiration collective à un renouveau est palpable et invite à envisager un développement plus inclusif et cohérent. La dynamique lancée par la fermeture de la piscine pourrait servir de catalyseur pour stimuler l’innovation dans le secteur des activités sportives et des loisirs.
Il est crucial d’apprendre de cette expérience et de ne pas réitérer les erreurs passées. Envisager des projets d’accompagnement et de sensibilisation à l’utilisation des infrastructures serait une étape positive. Cela pourrait inclure des démarches participatives afin que les Bihorellais expriment leurs besoins en matière de sports aquatiques et de loisirs.
Évaluation des besoins en loisirs et équipement pour la communauté
La prise en compte des besoins et aspirations des citoyens est primordiale. Les rencontres et discussions doivent s’intensifier pour s’assurer que les infrastructures à venir répondent aux souhaits des usagers. Voici quelques points importants qui méritent d’être analysés :
- Identifier les manques en termes d’infrastructure sportive dans la commune
- Impliquer les jeunes dans la conception des futurs projets
- Mettre en place des partenariats avec d’autres collectivités pour le développement d’équipements
C’est dans cet esprit de renouveau que le futur de Bihorel se construit, avec l’ambition de créer un environnement sain, accueillant et dynamique pour toutes les générations. Lorsque la piscine Le Transat aura disparu, les espoirs seront dans ce futur à construire ensemble.









